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La Prise des Bandits

Summary:

Peu de temps après de la guerre de l'anneau le capitaine Faramir prend d'assaut un camp de bandit avec ses hommes. Il y sauve par inadvertance un otage.

Notes:

Honnêtement ça fait un moment que je n'ai rien publié en français. J'espère que ça vous plaira. Je n'ai aucune idée de si cela mérite un suite.

Les commentaires me donner de la force donc n'hésitez pas.

Chapter 1

Notes:

Avertissement : Le premier chapitre décrit une prise d’otages et un enlèvement, ainsi que les violences physiques qui en découlent. Une tentative de suicide est suggérée de manière très subtile. Des menaces d’esclavage sont présentes. La discrimination et les stéréotypes fondés sur l’apparence physique sont également abordés.

(See the end of the chapter for more notes.)

Chapter Text

Les terres d'Ithilien étaient magnifiques. Les terres riches et irriguées par les nombreux ruisseaux issue d’Anduin. Vertes même en été ce qui est une bénédiction après la traversée d’Harondor, bien plus désertique. 

 

C'est les pensées des hommes qui longent le long du Poros. Thrór, un homme de carrure impressionnante, des épaules et une grande taille même parmi son propre peuple. Mène un groupe d'une dizaine d'hommes. Habillé de vêtements de voyage usé. Des hommes forgé par une vie dans les montagnes. 

 

Malgré la fin de la guerre et la chute du Grand Oeil, toutes les terres n'étaient pas encore sécurisées et les voyageurs hésitaient encore à parcourir le Harondor.  

 

Mais ce groupe n'était pas composé de voyageurs innocents, “certainement pas” pense Thrór avec un sourire narquois vers deux de ses hommes qui trimballent une caisse en bois entre eux.

 

Uthbryt, son homme de main, dépasse les hommes pour se rapprocher de lui. L'autre homme brun comme la plupart d'entre eux avait comme caractéristiques quelques balafres au visage et une oreille en moins. Bien que contrairement aux balafres qui ont blanchi avec les années, la blessure à l'endroit où devait être son oreille est encore soutenue par un bandage. 

 

-” On devrait se reposer. Le bruit de cette rivière devient irrésistible.” Dit-il. 

 

Thrór secoue la tête. 

 

-” Non, nous sommes déjà en retard. Et ce sera bientôt fini de toute façon. “

 

Uthbryt grogne en jetant un coup d'œil à la caisse. Si on se concentre suffisamment, on pouvait entendre des coups contre le bois par-dessus le bruit de pas des hommes. 

 

-”Thrór ! Les hommes sont fatigués. Et comme tu le dis, on en a presque fini avec ça. On aura besoin d'énergie pour le chemin du retour. J'espère que ton employeur nous paiera bien après tout la peine que l'on se donne.” 

 

Thrór jette un regard à ses hommes fatigués et irrités pour la plupart. Le bruit de l'eau du Poros qui coule lui paraît aussi attirant que le tintement des pièces d'or qui avait été déposé sur sa table pour cette mission. Puis à la caisse où le bruit de coup se faisait de plus en plus frénétique et désespéré. 

 

-”On devrait le laisser respirer non?” 

 

Thrór ne répond pas à son bras droit et contente de faire signe aux hommes de déposer la caisse au sol. Il donne ses ordres pour qu'un camp soit dressé, ce qui provoque des sons de joie parmi les mercenaires. 

 

Alors que les hommes obéissent, le chef se rapproche de la caisse. Le son de frappe est saccadé maintenant. Il sort un couteau et agrippe la serrure. Il y a quelques cliniques avec que la serrure se libère. D'un geste sec, Thrór soulève le couvercle. Cela est suivi d'une grande inspiration désespérée. Puis les bruits d'inspiration rauque continuent. 

 

-”Au nom des anciens. Il a l'air fatigué.” Murmure juste Thrór provoquant un ricanement de Uthbryt. 

 

La silhouette allongée dans la caisse était celle d'un jeune homme à la silhouette souple. Les mains et les jambes attachées avec une corde rêche. L'espace exigu de la caisse faisait qu'il avait les jambes en positions presque accroupies et ça l’empêchait de se débattre. 

 

Thrór attrape le vêtements amples dans lequel il avait mis le jeune homme et le soulève en position assise en ignorant les léger hurlements de douleur du prisonnier. 

 

-”Ça t'apprendra a essayé de fuir. Tu aurais dû profiter de notre miséricorde quand tu en as eu l'occasion. “ Explique simplement Thrór, comme s'ils n'avaient pas enlevé cette personne. 

 

Le jeune homme ne répond pas. Même s'ils ne se seraient pas compris de toute façon. Ce qui était alarmant. Depuis son enlèvement, ce garçon leur a hurlé dessus dans sa langue bestial. Même quand Uthbryt l'avait attrapé par le visage et menacé de couper la langue. “On dit que son peuple a de la magie noire Thrór ! Laisse-moi le faire taire avant qu'il nous maudisse.”

 

Thrór est bien sûr moins superstitieux que son bras droit. Il s'était contenté de bâillonner le garçon quand ils étaient prêts de zone peuplée et le laisser parler et se fatiguer le reste du temps. 

 

Le manque de combativité pousse Thrór examine son prisonnier. La respiration du jeune homme est toujours rauque mais c'était attendu après l'avoir enfermé dans un espace aussi exigu. Son corps était recouvert de bleus probablement arriver lors du déplacement mais ce qui inquiète Thrór est la couleur de sa peau. 

 

Les tons riches et ensoleillés avaient laissé leur place à un teint grisâtre. Il ne peut pas risquer de propager une maladie parmi ses hommes. Les yeux étranges du haradrim avaient des cernes violacés. Thrór évite son regard de haineux. Il n'est peut être pas superstitieux mais même lui est mis mal à l'aise par ses yeux. 

 

Rien de tout cela n'était inattendu mais Thrór fronce les sourcils en tournant le visage du jeune homme. Il avait un filet de sang sec prenait racine dans ses cheveux sales. Il se tourne vers Uthbryt. 

 

-”Ne me regarde pas comme ça. Tu n'es pas celui qui a dû le mettre là-dedans.” se justifie l'homme en pointant la caisse. 

 

-” Et de toute façon ce sauvage me doit son sang.” Uthbryt tourne son visage pour montrer l'endroit où son oreiller manque. 

 

Les hommes n'étaient pas nombreux, à peine une dizaine pour aller dans une zone si près des Rangers. Alors que le garçon avait réussi à s'échapper plusieurs fois, ils ont eu du mal à le maîtriser et le haradrim semblait plus déterminé à mourir que d'être emmené. De ce fait, ils devaient le garder attaché tout le temps. Finalement, Uthbryt en avait eu marre et avait proposé la solution de le maintenir enfermé. Et Thrór avait accepté principalement pour empêcher Uthbryt de mettre le garçon en pièce avant d'être arrivé sur les terres du Gondor. 

 

-” Si tu es sage, je te laisse manger et boire avant la fin.” murmure Thrór près du visage de son prisonnier. 

 

Pendant les mois qu'ils avaient passés ensemble il avait été évident que ce haradrim ne connaissait pas la langue commune. Thrór agrippe le jeune homme par sa taille fine et le soulève facilement avant de le traîne vers un arbre au milieu de leur camp de fortune. 

 

-”Va au plus profond des terres noires chien.” Grogne le jeune homme en se débattant faiblement. Et Thrór n'a pas besoin de connaître la langue pour comprendre l'insulte dans sa voix.

 

-”Ah je commençais à avoir peur qu'il ait perdu son esprit. Ce serait dommage que je l'égorge sans aucune résistance.” Rie cruellement Uthbryt alors qu'il détache les mains du haradrim pour les rattacher à l'arbre. Thrór remarque qu'il prend un malin plaisir à tordre les poignets du jeune avant de l'attaquer. Ce dernier se mord les lèvres pour retenir ses sons de douleur. 

 

Cet homme avait une animosité assez incroyable envers ce haradrim. Il faut dire qu'en plus de la nature superstitieuse de Uthbryt il lui avait coûté une oreille. 

 

Il est trop fatigué pour feindre le courage…” pense Thrór alors que le captif s'affale contre l'arbre, légèrement tremblant et ses yeux cernés mis-clos. 

 

-”Je vais m'occuper de ça Uthbryt. Il faut que ça ai l'air d'un assassinat froid. Pas l'attaque d'une bête qui l'aurait déchiqueté.” Dît Thrór alors que Uthbryt force leur captif à mordre dans un morceau de lin pour le bâillonner. Ils ne voulaient pas attirer les Rangers

 

-” Quoi ?! Il me doit une oreille ! Et puis quel genre d'animal traîne sa proie aussi loin ?” Le cris irrité de Uthbryt

 

-”Ton oreilles ne vaut pas la quantité d'or que l'on a reçue et que l'on recevra une fois rentré.” Fût la réponse implacable du chef. 

 

Plusieurs regards s'étaient tournés vers eux et Uthbryt, dans un dernier geste de frustration peut être, utilise un autre morceau de tissu pour couvrir les yeux flamboyant du captif. Cela, bien sûr, provoque de la résistance après avoir été enfermé dans une caisse pendant autant de temps. 

 

-”Je déteste ses yeux.” Se justifier l'homme. 

 

-”Je m'en fiche. Ne le touche plus et garde ta voix basse. Cet endroit n'est pas aussi désert qu'il en a l'air.

 

Autour d'eux il n'y a que le bruit de la rivière et le bruissement des arbres.



 

 




On lui avait dit que les terres du Nord étaient beaucoup plus froides que le désert du Harad. Mais il était resté attaché à cet arbre, au milieu de ce camp, sous un soleil cruel, suffisamment longtemps pour ne plus ressentir la différence. 

 

Ça, ou la maladie, ce qu'il espère, n'est pas le cas. 

 

Ou peut-être que c'était faux mais qu'il ne pouvait juste pas le voir à cause du bandeau sur ses yeux. Peut être qu'il avait était emmené sur les terres noir. Il n'avait aucun moyen de le savoir. Même s'il était sûr d'être dans une forêt, il n'avait pas vraiment eu le temps de regarder clairement autour de lui, trop occupé à respirer de l'air frais une fois sorti de cet enfer trop petit pour lui. 

 

Les cordes rugueuses lui coupent les poignées. Le sang se mélange à la sueur qui le recouvre entièrement. 

 

Les bandits ne s'étaient pas gênés pour le malmener à défaut de le tuer. Il devrait être reconnaissant de continuer à respirer mais bizarrement cette pensée ne le réjouit pas. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé de mourir au lieu d'être emmené. 

 

Le jeune haradrim était beaucoup trop distrait par les douloureuses courbatures qui s'étaient développées à force d'être attaché dans l'espace exigu d'une caisse, puis assis dans ce camp. Entraîné vers un lieu inconnu. Sans garantie que ses compagnons étaient en vie depuis..

 

Comment de temps ? Il avait l'impression que ça faisait des années.

 

Outre ses pensées déprimantes, il est accompagné du son du battement de son propre cœur et de sa respiration laborieuse coupé par le tissu épais qui lui sert de bâillon. 

 

Il aurait voulu essayer de demander de l'eau à ses ravisseurs. Sa tête lui paraît beaucoup trop lourde. 

 

Le bruit des bandits qui bavardent traverse le brouillard de son esprit. Il espère que c'est la soif qui embrume ses sens à ce point et non sa  blessure à la tête. Leur langue incompréhensible et étrange lui paraît très désagréable dans ces circonstances. 

 

Les bruits de pas grattent le sol en se rapprochant. Le jeune homme essaie de tourner aveuglément la tête vers l'endroit où il pense que le bandit est. 

 

L'ombre du bandit qui tombe sur lui procure une sensation de fraîcheur à laquelle il aspire désespérément. Il essaie de retenir le soupir de soulagement qui sonne trop comme un gémissement pour que sa fierté restante l'accepte. 

 

Mais il ne peut certainement pas retenir le cri de surprise glutéale qui lui échappe quand la main du bandit s'enroule dans ses tresses abîmées et tire sa tête en arrière pour exposer son coup. 

 

Ça y est... Je vais être égorgé comme un animal...

 

De longue minute s'écroule, aussi lent qu'une éternité pour le jeune homme. Il n'était même pas conscient que le bandit se contentait de l'analyse. Enfaîte le jeune homme a besoin de quelques secondes pour que la panique qui l'a empoigné à l'idée de la mort se desserre assez pour entendre le bandit parlé. 

 

-”Vous êtes sûr ? Après tous les efforts pour l'amener jusqu'ici ?” S'élève la voix d'un homme mûr. Probablement celui qui a une prise sur ses cheveux. Il le reconnaît, sa voix se sent comme du sang sur sa langue. 

 

-”Et nos ordres sont clairs. Le père du garçon est un traître. Ces hommes du désert ont des traditions étranges. Ne jamais retrouvé le corps est une punition bien plus grave que si on avait éventré l'enfant devant son père. Et s'il le retrouve sur les terres du Gondor c'est encore mieux.” Dit un autre homme. Que le jeune homme avait, avec le temps, discerné comme étant le chef. C'est le seul qui peut arrêter l'autre homme quand il s'en prend à lui. 

 

Il y a un léger ricanement d'un troisième homme.

 

-” Si c'est juste une question de disparitions, on pourrait le vendre aux corsaires. Ça ne nous ferait pas de mal de gagner quelques pièces en plus après avoir dû le trimballer aussi loin.”

 

-” Pour la dernière fois Uthbryt. Non.” 

 

-” On peut juste envoyer un de ses yeux à son père et vendre le reste. Je suis sûr que c'est assez distinctif pour être reconnu.” 

 

Thrór regarde le jeu homme qui se tortille légèrement sous sa poignée de main dans ses cheveux assombri par la saleté. La panique initiale l'ayant quittée. Il respire toujours lourdement. 

 

L'homme plus âgé soupira avant de dégainer le poignard à sa ceinture. Le son de la lame rallume la flamme de panique du garçon qui essaie de se dégager de son emprise.

 

C'est assez pathétique. Loin de l'énergie et de l'ardeur qu'il avait démontrées contre eux pendant tout ses mois. Trop épuisée et malmenée par ça maintenant.

 

D'une certaine manière c'est pire. Les légers bruits étouffés de panique et de frayeur du haradrim rappelle trop à Thrór que ce qui était en face de lui est à peine pas assez âgé pour être considéré comme un homme. 

 

Il regarde la gorge à découvert. Une goutte de sueur coule le long de celle-ci. Mettant un peu plus en évidence les bleus et les blessures.

 

Les haradrim avaient l'air de faire une sorte de célébration quand ils avaient attaqué. Le garçon avait de la peinture de couleur lune les premiers jours. Avant que ça ne s'estompe sous la crasse, la sueur et les rares fois où il a vu Uthbryt le maintenir sous l'eau.

 

-”Je suppose que quelques pièces en plus ne ferait pas de mal…” Dit-il juste en rangeant son poignard.

 

Il lâche enfin les cheveux du garçon en grimpant de dégoût à la sueur qui s'était accumulé sur sa main. 

 

Le bandit traverse le camp pour récupérer un seau d'eau propre et retourne vers le captive en ignorant les plaintes des autres hommes sur le gaspillage de l'eau.

 

-”Si tu veux un bon prix pour lui il faut qu'il ait l'air en meilleure état n'est-ce pas ?”

 

Il dit d'un ton bourru avant de s'avancer devant le garçon et lui verser le seau dessus. Les faisant hurler de surprise. 

 

Ce n'est pas un homme doux ou miséricordieux. Il ne prendrait pas des ordres des serviteurs des ombres si c'était le cas, il n'aurait pas attaqué des personnes désarmé et enlevé un garçon s’il avait été un homme d'honneur. Il va juste demander à Uthbryt de faire ce qu'il veut faire depuis des mois et ne plus penser au haradrim. Pour être honnête, il est finalement reconnaissant que le tissu autour des yeux du captif cache suffisamment son visage. 

 

Il se contente juste de servir le plus puissant de son époque. Qui se trouve être le Lord des terres noires avant et ses serviteurs survivant maintenant. 

 

Thrór entend des bruits. Le son aussi léger qu'une feuille dispersée par le vent. Ses poils s'hérissent. Il y avait des rumeurs sur les gardiens de ces terres. Des ombres qui se dissimulent dans les arbres et les buissons avant de frapper. 

 

Il secoue la tête. Des histoires superstitieuses. Uthbryt commence à avoir effet sur lui avec ses histoires de grands-mères. 

 

La bande de bandit s'apprêtent à dîner quand les ranger leur tombent dessus. 



 



Les rapports signalent un rassemblement de bandits à la lisière de la forêt. Une bande d'une dizaine d'hommes. Longent le long de la rivière depuis plusieurs jours. 

 

Dans ces temps encore sombres Faramir était juste content qu'il ne s'agisse pas d'orcs où de rassemblement des forces de l'ennemi qui s'accrochent encore à leur seigneur déchu. 

 

Ou d'une affaire d'intendant qui implique généralement de longues discussions avec de vieux lords. 

 

C'était presque nostalgique de s'occuper d'un problème aussi banal dans la vie d'un ranger. 

 

Faramir s'était faufilé au sommet d'un arbre et observer le camp pour essayer de déterminer le nombre d'hommes. Pas très nombreux, une dizaine. Avec un peu de chance il n'y aura pas de blessé aujourd'hui. 

 

Il n'y avait pas eu de vols ou pillages alors les hommes ne seraient pas tués à vue et emmenés pour être jugés. 

 

Le ranger roux avec repère quelques bandits en patrouille pour le moment. Avec un pas aussi léger que celui d'un oiseau, il s'avance en faisant signe à ses hommes d'en faire de même. 

 

- "Vous êtes sûr ? Après tous les efforts pour l'amener jusqu'ici ?" S'élève la voix d'un homme.

 

Faramir tend l'oreille. Un certain sentiment d'urgence s'empare de lui a la possibilité qu'il y ait un innocent au milieu de ce camp. 

 

-"Et nos ordres sont clairs. Le père du garçon est un traître. Ces hommes du désert ont des traditions étranges. Ne jamais retrouver le corps est une punition bien plus grave que si on avait éventré l'enfant devant son père. Et s'il le retrouve sur les terres du Gondor c'est encore mieux.”

 

Il y'a un prisonnier 

 

-” Pour la dernière fois Uthbryt. Non.” 

 

-” On peut juste envoyer un de ses yeux à son père et vendre le reste. Je suis sûr que c'est assez distinctif pour être reconnu.”

 

Ses mots font frissonner Faramir. Ils parlent nolenchament, voir du plaisir dans la voix, d'arracher les yeux d'un homme. 

 

Cependant Faramir ne peut pas s'avancer suffisamment pour le prisonnier. Il jette un coup d'œil à un autre ranger caché en face de lui. Les yeux brillants à travers le feuillage lui indiquent qu'il avait aussi entendu ces paroles.

 

-"Si c'est juste une question de disparitions, on pourrait le vendre aux corsaires. Ça ne nous ferait pas de mal de gagner quelques pièces en plus après avoir dû le trimballer aussi loin." 

 

Ces bandits n'avaient peut-être pas encore un le temps de commettre des méfaits contre les habitants d'Ithilien mais les propos étaient suffisant pour qu'il soit sévèrement jugé. 

 

L'esclavage était fermement condamné par le roi Elessar. 

 

Il y a encore du mouvement dans le camp et un bruit d'éclaboussure et un cri étouffé. 

 

À son signal les ranger agissent. Les bandits ne comprennent pas d'où viennent les flèches et de quel ténèbres sortent ses hommes habillés de vert et brun. 

 

Faramir saute de son arbre pour atterrir derrière l'un des bandits et l'assomme presque instantanément. Les hommes n'étaient clairement pas près pour l'embuscade et leur premier réflexe avait été la tentative de fuite. Les blessés seraient soignés et ils seraient emmenés pour être jugés. 

 

Un mouvement capte cependant son attention. Un homme dégaine un poignard et...

 

Pointe la lame vers le cœur du captive attaché à un arbre. En quelques secondes Faramir décoche un flèche qui se plante dans l'épaule du bandit. Ses hurlements résonnent par-dessus les bruits du captifs. 

 

-" Éloigne-toi de lui !" 

 

Le bandit se tourne vers lui mais il est intercepté par deux de ses rangers.

 

-" Rassembler ses hommes. Ils seront menés en Ithilien pour jugement. " Dit calmement le capitaine du Gondor malgré tout. 

 

Le bandit qu'il avait blessé grogne alors que les ranger lui attache les mains et l'emmène avec les autres hommes. Les protestations des hommes envahissent l'air. 

 

-" Silence ! Vous êtes sûr les terres du Gondor. Ici et chez tous les peuples libres l'esclavage est condamnée !" Tone Faramir, dégoûté par l'esclavage plus que la plupart des choses. 

 

Les bandits sont maîtrisés et emmenés. Et le calme commence à revenir. 

 

Une fois ça fait Faramir se précipite vers le captive pour vérifier s'il avait été blessé dans les combats. 

 

Le captive hurle de frayeur dans son grossier bâillon à l'instant où il sent Faramir le toucher. Tentant de lui donner des coups de jambes. 

 

-" Hey calme toi. Je suis un ami." Dit Faramir d'une voix douce. 

 

Mais le captive continue de se débattre et pour la première fois Faramir remarque les vêtements étrangers de cet homme. Trop ample sur son corps. Ressemblant à ceux des bandits. Mais le captif ne ressemble pas aux bandits, il ressemble à…

 

-" Mon capitaine..." Commence un de ses rangers derrière lui d'une voix pleine de suspicion. 

 

-" Aide moi à le détacher. Ses hommes l'ont lié cruellement. " Se contente de dire Faramir en regardant les jambes également attachées du haradrim. 

 

Peu importe que ce soit un haradrim. C'était son devoir de le sauver. Il ignore les débattement de l'homme étranger et attrape l'arrière du bandeau qui lui lie les yeux. Qui sait combien de temps cet homme était privé de lumière. 

 

Il détache le nœud en faisant attention à ses cheveux. Essayant de montrer qu'il n'est pas là pour nuire. 

 

D'une certaine manière ça marche car quand Mablung tranche les cordes qui lui lient les jambes, le prisonnier n'essaie plus de le frapper. 

 

Ça ou la fatigue. Faramir remarque l'humidité qui recouvre le haradrim, il note également une lueur maladive sur sa peau. 

 

-" Est ce que c'est que ces malfrats on laissé cet homme au soleil ?!" Demande son ranger, Mablung. 

 

La voix de l'homme est teintée de dégoût pour la cruauté des bandits. C'est le milieu de l'été. Et les Rangers sont bien placés pour connaître les ébats du temps. 

 

-" On dirait bien..." Dit Faramir en libérant les yeux de l'homme.

 

Non le garçon. Une fois le bandeau qui couvre presque son visage enlevé, le visage visible était clairement jeune, à la fin de l'adolescence mais pas encore adulte. De grands yeux le regardent avec beaucoup de panique. Des yeux…

 

Faramir reste un instant figé par les lames dorées qui traversent le regard du captif pour se planter dans le regard de Faramir. Il ne savait pas qu'il existait des peuples avec ce genre d'yeux. 

 

Faramir ravale son dégoût pour les bandits et dénoue le bâillon en notant la chaleur qui émane de la peau du jeune homme et des bleus qui y fleurissent. 

 

Faramir détache les mains du haradrim et tend une gourde d'eau à sa bouche. Le jeune homme boit avidement avec la force de l'assoiffé qu'il est. Même si la main qui essaie de tenir la gourde tremble, le Ranger l'aide à la tenir. 

 

-" Comprends tu ce qu'on te dit ?" Essaie Faramir. 

 

Il cherche une quelconque compréhension dans les yeux du garçon mais rien ne transparaît autre que l'incompréhension. 

 

Faramir soupira et se tourna vers Mablung. Il avait été très intéressé par les langues du Harad. Mais il ne connaissait que quelques mots en Suderon. Ces terres étaient encore trop fermées pour eux. 

 

-" Le roi peut sans doute lui parler mon seigneur. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de le mener à la cité blanche. Aussi inoffensif qu'il peut avoir l'air" Dit Mablung. 

 

Faramir soupira en pensant à la réaction des anciens du conseil s' il amène ce garçon. Être jeune avait peu d'importance pour eux quand c'était un "ennemi". Bien qu'il n'ai aucun doute que le roi acceptera d'offrir l'hospitalité. Même si ça pouvait jeter une ombre sur son règne. 

 

-”Où suis-je ? Pourquoi…” Le jeune haradrim tousse au milieu de sa phrase incompréhensible pour les deux rangers. 

 

Il n'avait toujours pas pu bouger de sa position assise. Ce qui était assez indicatif de son état de fatigue. 

 

Faramir échange un regard avec Mablung un nouvel fois. Il est clair que Faramir ne laissera jamais quelqu'un dans cet état. 

 

-" Mablung demande à Damrod et au autres de mener les bandits pour leur jugement à Ithilien. Toi et moi nous allons au Gondor" Dit le capitaine. 

 

-" Oui capitaine !" Mablung part transmettre les ordres. 

 

Faramir soupira profondément avec lassitude. Il regarde le jeune homme. Puis le morceau de tissu donc il venait de le libérer. 

 

-" Je suis désolée jeune ami. Je ne peux te permettre de voir la route de la cité blanche. " 

 

Le capitaine espère que bander les yeux du garçon suffira à calmer les habitants de la cité. 

 

Il récupère le bandeau qu'il avait détachées. Les yeux du garçon deviennent grands quand il voit ça et il panique instantanément. Puis sans prévenir il pousse Faramir au sol avec la force du désespoir avant de se relever. Faramir est pris par surprise. 

 

-" Non attends !" Hurle Faramir en se relevant instantanément. 

 

La poursuite ne dure même pas une minute. Car le jeune homme sans nom le regarde avec une respiration laborieuse. Puis ses yeux révulsent et il s'écroule. Faramir le rattrape avant que sa tête ne touche le sol.

 

Mablung, ayant entendu les cries, arrive vite et voit la scène. 

 

-" Au moins nous n'avons plus besoin de nous inquiéter de l'opinion publique mon seigneur..." Dit le Ranger essayant d'alléger la situation. 



Notes:

Mise à jour du chapitre le 18/02/2026

Poros est une rivière à la frontière entre Harondor et Ithilien.
Tout les noms sont généré avec un générateur donc voici le lien : https://fr.fantasynamegenerators.com/
Les bandits ont des noms Dunlending.
Les serviteurs de Sauron ne l’appellent pas Sauron ( c’est une insulte ), j'essais donc de trouver des substituts.
Le gras est pour Le Suderon ( langues parler au Harad )